2 0 1 8 – 2 0 2 0 : un nouveau souffle pour l’officine

 

La nouvelle convention pharmaceutique est mise en place depuis le 1er janvier 2018 pour trois ans : une évolution du mode de rémunération et du métier de pharmacien d’officine.

La désensibilisation de la rémunération de l’officine du prix et des volumes des médicaments, longtemps souhaitée par l’USPO, est acquise. La marge commerciale, fortement exposée aux baisses de prix, est transformée progressivement en honoraires liés à l’acte de dispensation, insensibles à ces baisses.

Cette évolution permet, en trois ans, de diviser par quatre l’impact des baisses de prix sur la rémunération de l’officine et valorise pour la première fois notre acte de dispensation.

Pour garantir le succès de cette réforme, l’Assurance maladie investit 215 millions d’euros en trois ans. A la fin de l’année 2020, ce nouveau mode de rémunération sera positif pour plus de 93% des pharmacies. 7% ne subiront aucune perte liée au changement de marge et seront compensées à l’euro près par l’Assurance maladie grâce à la première clause de sauvegarde qui s’appliquera pendant trois ans.

D’autres clauses de sauvegarde permettront, en cas de perte de marge du réseau, de renégocier la rémunération officinale avec l’Assurance maladie dans le cadre de cet accord.

Une nouvelle orientation « métier » définit également la réforme de l’officine avec 65 millions d’euros supplémentaires investis par l’Assurance maladie.

Professionnel de santé de premier recours et acteur de la coordination, le pharmacien aura désormais accès aux mêmes informations sur les patients que les autres professionnels de santé, via le Dossier médical partagé (DMP). Le pharmacien d’officine sera également en mesure d’accompagner les patients fragiles grâce à des entretiens pharmaceutiques simplifiés et aux nouveaux bilans partagés de médication pour les personnes âgées.

D’autres sources de croissance sur les services seront négociées dans le courant de l’année 2018 : accompagnement des patients sous chimiothérapie orale, préparation des doses à administrer (PDA), dispensation à domicile, prévention et dépistage…

L’année 2018 sera une année de rupture pour la pharmacie d’officine. Nous mettons fin à trois années catastrophiques de la réforme « du 1 euro à la boite » qui n’a pas protégé les officines des baisses de prix, contrairement à ce qui était affirmé.

Il est temps d’offrir un nouvel élan économique et des perspectives aux pharmacies.

Ce nouveau mode de rémunération mieux adapté aux enjeux de santé publique donne une plus grande visibilité à nos entreprises et permettra aux jeunes de s’investir dans cette formidable profession.

Je vous souhaite à tous une bonne année 2018.

Gilles BONNEFOND, Président de l’USPO

 

Publication : 16 janvier 2018 | Catégorie(s) :